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LA PEINTURE DES
SOLEX 5000 ET 3800 AU DEBUT DES ANNEES 1970...
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Généralement,
votre Solex ressemble à ça :
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POURQUOI
? Explications
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PEINTURE
DES VELOSOLEX A L'USINE DE MÂCON
Extraits
d'un compte rendu d'une visite de l'usine en novembre 1972,
par du personnel de chez Motobécane.
Aucune
idée de rachat dans l'air à ce moment là : le
fonctionnement de l'usine
Vélosolex de Mâcon était tout simplement considéré
comme un modèle du genre, notamment en matière de gestion de
son magasin « pièces de rechange ». |
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"…
Les différentes étapes :
(a)
Accrochage
: les pièces sont accrochées sur des petites balancelles.
(b)
Tunnel
de préparation
: il comporte 4 étages.
Etage
1 : prédégraissage
Etage
2 : dégraissage
Etage
3 : rinçage
Etage
4 : déoxylite
Ces
différents traitements sont réalisés par aspersion.
(c)
Séchage
à 120°C.
(d)
Refroidissement
à l'air libre.
(e)
Poudrage
électrostatique (Epoxy) :
L'installation comporte 4 cabines : 1 adaptée à chaque
teinte de base de façon immuable, plus une pour les
accessoires (pour lesquels des changements de teinte sont
effectués).
Chaque cabine
possède 2 pistolets se déplaçant verticalement (amplitude
fixe mais vitesse variable)
La poudre est
fluidisée dans un bac étanche, puis reprise par un venturi
et conduite jusqu'au pistolet à air. On dépose ainsi une épaisseur
de 60 microns sur les pièces.
(f)
Cuisson
:
Elle
s'effectue à 180°C. Le temps de passage des pièces en
tunnel de cuisson est de 40 minutes, ce qui conduit à un séjour
de 26 minutes à la température maximale. ...
" |
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Un passage instructif du rapport est le suivant :
"...Remarque d'un point de vue qualitatif :
On aura remarqué qu'aucune sous-couche n'est
appliquée et que les retouches sont inexistantes (une cabine
de pistolage manuel existe mais n'était pas utilisée lors de
la visite). Apparemment, aucun contrôle n'est effectué quant
à la résistance à la corrosion.
Sur les pièces vues, il y a de nombreux manques à
l'endroit de l'accrochage sur balancelle, sur les faces inférieures
des pièces, dans les corps creux. L'aspect général est
cependant correct. Le « farinage » ne semble pas
alarmer le directeur de l'usine, qui considère que
l'entretien normal d'un vélomoteur doit éliminer ce phénomène
au même titre que la poussière et autres agents
salissants..."
D'après E. LAPIERRE (visite des
établissements Vélosolex à Mâcon – 30 novembre 1972)
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Une démarche qualité à l'usine VELOSOLEX de MÂCON
Au
printemps 1975, l'usine met en route un programme
d'amélioration de la qualité de la peinture :
>>
Vérifications de la qualité des bains de dégraissage, afin
qu'il n' y ait pas de saturation (une des origines indéniables du problème de
tenue de la peinture)
>>
Qualité du recyclage des poudres
>>
Tests de tenue de la peinture sur le cadre :
- Test du quadrillage : avec une roulette coupante, on réalise
un quadrillage sur la peinture. Un scotch est
collé puis arraché pour voir
combien de carrés s'enlèvent. Certaines tôles sont également
pliées pour voir si des carrés de peinture sautent.
- Contrôle de l'épaisseur de la peinture : 60 µm normalement(mais 100 µm pour les Pays comme le Japon et les autres pays de
bord de mer)
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Une poursuite de l'amélioration sous MOTOBECANE
E.
LAPIERRE (témoignage juin 2010) :
" Motobécane, très avant-gardiste en matière de qualité de
ses revêtements, avait investi dans une très coûteuse
installation d'électrophorèse. Il s'agit d'un procédé
électrolytique. La " peinture " (qui était de
couleur " mastic ") était très liquide, et les
balancelles chargées de pièces à peindre plongeaient dans
le bain. Une différence de potentiel était appliquée entre
le bain et les pièces, ce qui attirait inexorablement des
particules de peinture sur les pièces métalliques, avec une
épaisseur absolument égale en tous endroits, même les plus
inaccessibles par les moyens plus traditionnels. Un rinçage
à l'eau déminéralisée suivait, ainsi qu'une cuisson dans
un four à air chaud.
Les pièces finies avaient une couleur
mastic, mais il me semble que si on les grattait, le
revêtement pouvait sembler presque blanc…
Autre détail qui m'avait surpris
à mes débuts à Saint Quentin : après la sous-couche
électrophorétique, les pièces étaient peintes dans des
installations électrostatiques robotisées. Mais
contrairement à l'électrophorèse, cette technique n'était
pas efficace à 100%, et il y avait des zones insuffisamment
chargées en peinture par endroits (zones " d'ombre
" par rapport aux jets des pistolets). Il fallait donc
procéder à des retouches au pistolet manuel. Mais étant
donné le caractère immuable des zones à retoucher
(célèbre " répétabilité " des phénomènes de
masse, telle la production en série…), on pouvait se
permettre de faire les retouches AVANT la couche finale,
c'est-à-dire que les pistoleurs déposaient une couche brève
dans les endroits définis précisément. Ceci avait
l'avantage de terminer par la couche hyper-régulière des
robots, et donc de rendre totalement invisible la jonction
entre retouche et finition ! " |
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Bilan
:
Les
Solex du début des années 70 ont la peinture qui se décolle
par plaques, découvrant une rouille sous jacente importante.
Même les pièces neuves, pour peu qu'elles soient stockées
dans un lieu juste un peu humide, présentent le phénomène ! Le phénomène est dû notamment à un suivi insuffisant de la qualité des bains de dégraissage.
Après
la reprise de VéloSolex , la qualité de peinture
s'améliore. La résistance à la corrosion est très
supérieure. Le problème est résolu.
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